Palmeraie
« Le savoir-faire marocain version grand domaine»
Découverte

A vingt minutes de la folie de la medina, la route de Barrage traverse des oliveraies poussiereuses avant de deboucher sur les six hectares du Beldi Country Club. C'est un autre Marrakech — un Marrakech de jardins, de silence et de terre rouge, ou l'artisanat se pratique a ciel ouvert et ou le temps ralentit jusqu'a devenir presque immobile.
Le domaine a ete pense comme un village artisanal vivant. Les ateliers de poterie tournent toute la journee : vous pouvez regarder les artisans faconner des tajines, des bols et des vases sur leurs tours, puis acheter les pieces dans la boutique attenante — encore chaudes du four. L'atelier de tissage produit des couvertures et des coussins en laine du Moyen Atlas, teints avec des pigments naturels. L'atelier de couture travaille le lin et le coton en caftans contemporains que vous ne trouverez dans aucune boutique de Gueliz.
La boutique du Beldi est l'une des meilleures adresses de Marrakech pour ramener quelque chose d'authentique. Les prix sont transparents, la qualite est constante, et chaque piece porte la marque de son artisan. Un plat en ceramique coute entre 150 et 400 dirhams. Un coussin tisse, autour de 600. C'est juste, et ca se verifie en voyant les ateliers.
Mais le Beldi, c'est aussi un lieu de vie. Le restaurant sert une cuisine marocaine de saison sous les oliviers — le tajine de poulet au citron confit est une reference. La piscine, entouree de roses et de bougainvilliers, est ouverte aux visiteurs du jour moyennant un droit d'entree (250 dirhams, deductibles des consommations). Le soir, les lampions s'allument et le jardin prend une dimension presque feerique.
Les familles marrakchies viennent le week-end pour le brunch. Les acheteurs professionnels — decorateurs, galeristes — y font leur sourcing. Le Beldi a gagne sa place parce qu'il prouve que l'artisanat marocain n'a besoin ni de souk ni de folklore : juste de l'espace, du temps et du respect.
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Mis à jour le 27 mars 2026