Hivernage
« Le palace absolu — rien au-dessus»
Incontournable

Il y a les palaces, et il y a le Royal Mansour. La distinction n'est pas marketing — elle est architecturale, artisanale, presque ontologique. Commandé par le roi Mohammed VI et ouvert en 2010, le Royal Mansour n'est pas un hôtel : c'est un village de 53 riads individuels, reliés par des ruelles de médina reconstituées, avec un réseau souterrain de tunnels de service pour que les clients ne croisent jamais le personnel de ménage. Le niveau de détail est pathologique, dans le meilleur sens du terme.
Chaque riad est un chef-d'œuvre de trois étages. Zellige taillé à la main par les maîtres artisans de Fès. Plâtre sculpté par des maâlems qui travaillent encore comme au XIVe siècle. Bois de cèdre peint selon les techniques du Palais Bahia. Les salles de bain sont en marbre de Carrare, les piscines privées sont chauffées, et les terrasses sur le toit offrent une vue dégagée sur la Koutoubia et l'Atlas.
Le spa souterrain de 2 500 m² est un monde en soi : hammam traditionnel, piscine intérieure, et des soins qui durent des heures. La Grande Table Marocaine, le restaurant gastronomique dirigé par Yannick Alléno, sert une cuisine marocaine réinventée qui justifie à elle seule le déplacement — le pigeon pastilla déstructuré est un moment de grâce.
Le prix est à la hauteur de l'ambition : comptez à partir de 8 000 dirhams la nuit. Mais ici, chaque dirham est tangible. Les clients du Royal Mansour ne sont pas des touristes — ce sont des connaisseurs de l'artisanat marocain, des voyageurs qui ont déjà tout vu, et des amoureux du Maroc qui veulent vivre l'expression ultime de son savoir-faire.
Le Royal Mansour est premier de sa catégorie parce qu'il n'a pas de catégorie. Il a créé la sienne — et personne, nulle part dans le monde, n'a réussi à l'imiter.
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Mis à jour le 27 mars 2026
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