Médina
« L'intimité d'une maison d'hôtes d'exception»
Découverte

Cinq suites. Pas six, pas dix, pas vingt. Cinq. C'est le choix delibere de Dar Anika, un riad de la medina qui a decide que la taille etait l'ennemie de l'hospitalite — et qui le prouve chaque jour.
Katharina, la proprietaire allemande installee a Marrakech depuis plus de quinze ans, connait chaque hote par son prenom avant meme qu'il ait pose sa valise. Elle sait qui prefere le cafe au the, qui veut etre reveille pour le lever du soleil sur la terrasse, et qui a besoin qu'on lui reserve une table chez Nomad. Ce n'est pas du service — c'est de l'attention, et la difference est abyssale.
Le riad est un bijou architectural. Patio central avec fontaine en zellige, orangers en pot, et cette lumiere qui tombe du ciel ouvert et qui change de couleur chaque heure de la journee. Les suites sont toutes differentes — l'une est rouge et or, l'autre blanche et bleue, une troisieme joue sur les tons de terre — mais toutes partagent la meme qualite de linge, la meme epaisseur de matelas, la meme attention au detail qui fait la difference entre un bon riad et un riad exceptionnel.
Le petit-dejeuner sur la terrasse est un moment a part. Msemen chaud, amlou (pate d'amandes et huile d'argan), miel de l'Atlas, fruits frais, noss-noss. Tout est fait maison, chaque matin, par la cuisiniere de la maison qui travaille ici depuis l'ouverture. Le silence est total — on n'entend que les oiseaux et le clapotis de la fontaine.
Le prix est remarquablement accessible pour cette qualite : a partir de 1 200 dirhams la nuit en basse saison, petit-dejeuner inclus. C'est un tiers du prix d'un riad de luxe de la medina, pour une experience souvent superieure.
Dar Anika attire les voyageurs qui ont deja essaye les palaces et qui cherchent l'essentiel : la beaute, le calme, et quelqu'un qui se souvient de votre nom.
Dar Anika merite sa place parce qu'il incarne l'ideal du riad marrakchi : petit, beau, personnel.
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Mis à jour le 27 mars 2026