Médina
« La table que tout Marrakech recommande en premier»
Incontournable

Quand Nomad a ouvert en 2014 sur la place des Épices, les restaurants de la médina servaient deux choses : du tajine pour touristes ou de la haute gastronomie pour initiés. Kamal Laftimi a inventé un troisième chemin — une cuisine marocaine contemporaine, accessible, servie dans un cadre qui ne ressemble à rien d'autre dans la médina. Douze ans plus tard, Nomad n'a pas bougé d'un centimètre de sa ligne.
La terrasse du dernier étage est devenue l'une des images les plus photographiées de Marrakech — et elle le mérite. Vue dégagée sur les toits, la Koutoubia au loin, les montagnes quand le temps est clair. Mais ne venez pas que pour la vue. La carte est une relecture précise de la cuisine marocaine : une épaule d'agneau confite pendant des heures, un tartare de betterave au cumin et à la grenade, un couscous du vendredi qui respecte la tradition tout en la bousculant. Les portions sont généreuses, les saveurs sont nettes, et rien ne sent le réchauffé.
Le rez-de-chaussée est plus intime — tables en bois brut, lumière tamisée, murs en tadelakt. C'est là que les habitués s'installent, surtout le soir. La terrasse, elle, est le territoire du déjeuner. Le personnel navigue entre les deux étages avec une efficacité qu'on ne trouve pas souvent dans la médina, où le service est souvent le maillon faible.
Ce que Nomad fait mieux que quiconque, c'est le rapport qualité-prix-cadre. Pour 200-300 dirhams par personne avec un verre, vous mangez une cuisine d'auteur dans un des plus beaux décors de la ville. C'est imbattable.
Les Marrakchis y viennent pour le déjeuner d'affaires, les expatriés pour le brunch du week-end, les visiteurs pour le dîner. Tout le monde y trouve sa place, et c'est peut-être la plus grande réussite de Nomad : avoir créé un restaurant qui appartient à tout le monde sans appartenir à personne. Sa première place est méritée, année après année.
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Mis à jour le 27 mars 2026
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